Bienvenue sur Cinexploria !

Cinexploria est une bibliothèque d'extraits de films, qui vous permet de découvrir l'histoire et la géographie du cinéma. C'est votre première visite ? Alors quelques précisions :

- Pour voir les extraits en plein écran, cliquez sur l'icône fullscreen-icon en bas à droite des fenêtres vidéo (pour les smartphones et tablettes, faites apparaître cette barre de contrôles en touchant le bas des vidéos).

- Vous avez aimé un film ? Cliquez sur son titre ! Vous accèderez à sa page, où vous trouverez une présentation du cinéaste, des catégories pour découvrir d'autres films semblables, et la possibilité de laisser des commentaires.

- Attention, utilisateurs de smartphone : ce site est peu adapté aux connexions 3G ! Pour garantir une bonne qualité d'image, les vidéos sont compressées à haut débit. Sur un téléphone, elles peuvent donc être longues à charger...

- Ce site fonctionne mal sur Internet explorer : préférez l'utilisation d'un autre navigateur, où faites la mise à jour vers Microsoft Edge.

Si vous avez une question quelconque (éditoriale, technique, légale), passez d'abord voir si elle n'est pas déjà présente dans la Foire aux questions.

Bonne visite !

X Fermer

Boulevard de la mort • Quentin Tarantino • 2007 Quentin Tarantino / 2007

Un soir, au bar, quatre amies sympathisent avec l’énigmatique Mike, un ancien cascadeur balafré. Il se propose de reconduire l’une d’elles dans sa voiture, spécialement équipée pour filmer les cascades de cinéma…
Quentin Tarantino (1963-) fut la grande révélation de l’explosion des indépendants US dans les années 90, et reste l’un des rares cinéastes contemporains à tracer un trait d’entente entre la critique spécialisée et le public populaire. Son cinéma prend racine sur un entrelacs de référents cinématographiques, qui contaminent profondément le style et la narration de ses films – se nourrissant notamment du cinéma de genre d’après-guerre (Sergio Leone, Russ Meyer, William Witney, wu xia pian, blaxploitation…), mais aussi de bien d’autres horizons (influences marquées de Jean-Luc Godard ou Howard Hawks). Narrativement tortueux, chapitrés, et souvent centrés autour d’histoires de vengeance, ses films alternent entre des phases d’action violentes et un plaisir appuyé du dialogue.
USA / 1h53 / Imdb / DVD
Titre original : Death Proof

Maciste • Luigi Romano Borgnetto, Vincenzo Denizot • 1915 Luigi Romano Borgnetto, Vincenzo Denizot / 1915

Poursuivie par une bande de conspirateurs, une jeune femme se réfugie dans un cinéma et regarde le film Cabiria. Elle décide de réclamer de l’aide à l’homme fort de ce film, Maciste, et le recherche dans les studios de la société de production Itala Films…
Luigi Romano Borgnetto (1881-1957), peintre de formation, travaille chez Itala Films à partir de 1907, notamment comme décorateur. Ses impressionnantes constructions pour Cabiria (Pastrone, 1914) lui ouvrent les portes de la série Maciste, dont il co-réalisera plusieurs épisodes. Il finit sa carrière à la Rodolfi Film.
Vicenzo C. Dénizot est l’un des nombreux français à avoir participé à l’explosion du jeune cinéma italien – mais il nous reste très peu de traces biographiques de lui. Acteur et réalisateur, il travaille en Italie du milieu des années 1900 à celui des années 20. Engagé par Itala Films, il y réalise Tigris (1913), thriller policier singulier qui connut un grand succès à l’international, et fut l’un des nombreux opérateurs de Cabiria, ce qui lui permit de co-réaliser plusieurs films de la série Maciste.
Italie / 1h07 / Imdb / DVD
Autres titres : Maciste, L’Uomo Forte / Maciste il terrore dei banditi

L’Appel du courlis • Henry Barakat • 1959 Henry Barakat / 1959

Amna, quittant son village natal avec sa mère et sa sœur, découvre les cruautés de l’âge adulte et de la ville. Bientôt confrontée à un évènement terrible, elle va y fomenter sa vengeance… (ouverture du film)
Henry Barakat (1914-1997) est un cinéaste souvent associé à la veine plus sociale et réaliste de l’âge d’or du cinéma égyptien – tendance dont il fut effectivement l’un des représentants, et à laquelle on peut rattacher ses œuvres les plus célèbres (L’Appel du courlis, Le Péché). Mais sa filmographie, très populaire, est d’abord caractérisée par un grand éclectisme (mélodrames, films historiques, comédies romantiques et musicales…), ainsi que par une humilité de cinéaste artisan (Barakat réalisa plus de 80 longs-métrages, les projets ambitieux alternant avec des productions sans prétention). Sa filmographie est traversée par la question de la condition féminine (accompagnant la libération des mœurs du pays), ainsi que par une attention à la diversité (sociale, ethnique ou géographique) du peuple égyptien.
Égypte / 1h49 / Imdb / DVD
Autre titre français : La Prière du rossignol
Titre original : Douaa al-kawrawan

Premier prix de violoncelle • Anonyme • 1907 Anonyme / 1907

Un musicien de rue s’installe entre deux immeubles… (film entier)
Pathé, avec Gaumont, fut l’une des plus imposantes sociétés des débuts du cinéma (en 1904, elle contrôle 30 à 50 % des films projetés dans le monde occidental). Ayant le quasi-monopole auprès du public de foires, elle produit énormément (parfois au détriment de la qualité), et participe très tôt, de par la diversité de son catalogue, à accentuer la découpe des films en « genres » ; elle pratique également une politique d’expansion par ses filiales à l’étranger ; et elle édite enfin les productions du « Film d’art », qui ouvrent le cinéma à un public plus bourgeois. Certains grands noms des deux premières décennies du cinéma travailleront chez Pathé : Albert Capellani, Ferdinand Zecca, Segundo de Chomón, ou encore Max Linder. La firme sera également célèbre plus tard pour ses actualités cinématographiques (le Pathé Journal, lancé dès 1908, deviendra très populaire dans l’entre-deux-guerre).
France / 0h03 / Imdb / DVD

Le Port de l’angoisse • Howard Hawks • 1944 Howard Hawks / 1944

En 1942, Harry Morgan, le propriétaire d’un yacht à la Martinique, gagne sa vie en emmenant de riches touristes en mer. Un jour, le patron de l’hôtel où il loge lui demande de l’aider à faire entrer clandestinement dans l’île un chef de la Résistance française…
Howard Hawks (1896-1977) est l’un des cinéastes les plus importants et influents de la période classique Hollywoodienne. Son style direct et vitaliste, actif, allant à l’essentiel sans fioriture ni manières, « à hauteur d’homme » comme l’écrivait Rivette, trouve en grande partie sa source à l’étape du tournage, où Hawks essaie et perfectionne, s’enthousiasme, invente sans cesse avec ses acteurs. Cinéaste de la camaraderie et des personnages de femmes fortes, Hawks s’essaiera à tous les genres, et aura un apport décisif sur la mise en forme du cinéma parlant (échanges vivants, plaisir du jeu dialogué, répliques parfois très rapides).
USA / 1h40 / Imdb / DVD
Titre original : To Have and Have Not

La Nuit du loup-garou • Terence Fisher • 1961 Terence Fisher / 1961

Espagne. XVIIIème siècle. Fruit d’un viol horrible, le petit Leon est adopté par un vieux professeur, Alfredo Carido. Mais alors que le garçon grandit, des animaux de la région sont retrouvés massacrés…
Terence Fisher (1904-1980) fut le cinéaste phare de la Hammer, où il réalisa nombre de films d’horreur, renouvelant les figures traditionnelles du genre (Dracula, Frankenstein…). À de nombreux égards, on peut considérer Fisher comme le père du cinéma B d’après-guerre : il y amène l’usage sanglant de la couleur, une horreur plus matérialiste, et tout un monde de pulsions déromantisant la figure du monstre. Chez Fisher, ces élans macabres et sexués évoluent encore sous la surface d’une forme décente et classique, voire austère (avec laquelle le fond pulsionnel des films est toujours comme en tension). Ce ne sera plus le cas chez un certain nombre de ses contemporains (Mario Bava, par exemple), qui peuvent être vus comme les héritiers directs du tournant qu’il a initié.
La Hammer Film Productions, fondée en 1934, est surtout célèbre pour ses films des années 50 et 60. Spécialisée dans la série B, la société eut une production plus diversifiée qu’on ne le croit parfois : thrillers policiers, science-fiction, mélodrames, films de mondes perdus… Mais c’est le cinéma fantastique gothique (un tiers de sa production) qui fit le succès du studio : une série de films au cachet très anglais, prenant souvent place dans un cadre victorien, et déchirés par des éclats d’horreur. Reposant sur une poignée de cinéastes talentueux (Terence Fisher, Val Guest…) et sur deux acteurs majeurs (Christopher Lee et Peter Cushing), la Hammer eut une grande influence à l’international.
Royaume-Uni / 1h33 / Imdb / DVD
Titre original : The Curse of the Werewolf